Vetements et chaussures se réparent tous seuls grace à nouvelle molécule

Vetements et chaussures se réparent tous seuls grace à nouvelle molécule

Résultats publiés dans la revue Nature aujourd’hui : des chercheurs français ont mis au point une nouvelle matière élastique qui se répare toute seule. Voie ouverte donc aux produits “auto-cicatrisants” grace à cette matière synthétisée d’origine végétale composée de molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires qui, en cas de rupture, se réassemblent tous seuls en retrouvant leur forme et élasticité d’origine.

Des applications possibles pourraient etre les tissus pour vetements dont les trous se réparent tous seuls ou bien les semelles de chaussure qui seraient désormais indéformables ou encore des jouets pour enfants qui se cassent et se remettent tous seuls en état originaire ou encore plus des pièces détachées de voiture qui s’auto-réparent sans avoir la nécessité du travail de réparation d’un garagiste !

Nouvelle molécule révolutionnaire auto-cicatrisante découverte par des chercheurs Français d’Arkema

Le groupe chimique Arkema (ex pole Total) et le laboratoire Matières Molles et Chimie ont commencé à rechercher cette matière depuis l’an 2000 et à la développer depuis 2004.

Deux catégories de produits sont pretes pour le marché : les bitumes qui utilisent cette matière à base de molécules végétales plus petites (adhésifs et vernis ainsi que peintures) et les matières plastiques aux molécules plus grandes qui offrent une meilleure biodégradabilité et une plus grande résistance aux solvants par rapport aux matières plastiques actuelles.
“Ces deux catégories de produits devraient etre mises sur le marché dans un an ou deux” a affirmé Manuel Hidalgo, chercheur chez Arkema

Kalmoukie dans les médias


Photo: Tamaki

Souvenez vous nous avions parlé de la Kalmoukie dans l’une des dernières émissions de « Crudités« , l’an passé. Le sujet n’avait pas déchaîné les passions malgré un travail de préparation de longue haleine, emmitouflé dans une demi-douzaine de pulls en laine sur la Costa Brava avec un Oric 1. Voilà que ce pays se retrouve aujourd’hui sous le projecteur d’un média grand public: Le Monde (emphase). Voici l’article en question:

Kafka en Kalmoukie

L’improbable voyageur qui pose les pieds sur le tarmac de l’aéroport d’Elista pourrait croire à une erreur de pilotage. Le petit avion a survolé la steppe de nombreuses minutes avant d’atterrir, sans qu’apparaisse l’ombre d’une présence humaine à l’horizon. L’unique piste est vaguement balisée et les employés de l’aérogare grelottent dans le bâtiment non chauffé. Il s’agit pourtant de l’aéroport international d’Elista, comme l’a voulu le président kalmouk, Kirsan Ilioumjinov, l’homme qui dirige cette petite république de la taille de la Belgique, coincée entre le bouillonnant Caucase et la ville de Volgograd, l’ex-Stalingrad.

Les ruines industrielles abondent sur la route qui mène à Elista, la capitale de cette république membre de la Fédération de Russie. « Plus une seule usine ne fonctionne en Kalmoukie depuis l’arrivée d’Ilioumjinov au pouvoir », enrage Pavel, un chauffeur de taxi d’une quarantaine d’années. « Regardez cet élévateur à grain, ce bâtiment, tout cela est mort depuis longtemps », ajoute-t-il en zigzaguant entre les nombreux nids-de-poule au volant de sa petite Lada toussotante.

A Elista, la rue Lénine offre un spectacle plus réjouissant et, surtout, étonnant : des petits kiosques en forme de pagode vendent de l’encens ou des portraits du dalaï-lama, tandis qu’un bouddha jaune trône au bout d’un parc. Sur la place principale, un kürde, le moulin à prière bouddhiste, a détrôné Lénine, que l’on a toutefois pris soin de déplacer quelques dizaines de mètres plus loin.

La Kalmoukie est une excentricité culturelle dans cette région du sud de la Russie : chassés du Turkestan par l’empereur chinois au XVIIe siècle, les pasteurs kalmouks sont d’origine et de langue mongoles et de confession bouddhiste. Après avoir erré vers l’ouest en traversant l’Asie centrale, ils ont pris pied sur les steppes de la basse Volga et s’y sont installés, y gagnant au passage leur nom : kalmyk signifie « ceux qui sont restés » en mongol. Annexés par la Russie tsariste, déportés par Staline en 1943, puis autorisés au retour treize ans plus tard, les Kalmouks constituent aujourd’hui la moitié des 300 000 habitants de leur république, l’autre étant d’origine russe.

Entre Lénine et le kürde se dresse l’horrible Maison blanche, du plus pur style soviétique, siège du pouvoir kalmouk et du jeune président Kirsan Ilioumjinov. Le président est un personnage singulier : élu en 1993 avec un programme de revitalisation de la culture kalmouke et la promesse de donner « un téléphone portable à chaque berger », cet homme d’affaires âgé de 45 ans est également président de la Fédération internationale des échecs, sa grande passion, depuis 1995. Président baroque, il prétend avoir été enlevé par des extraterrestres en 1997 et gouverner la Kalmoukie grâce à un champ extrasensoriel qui chapeauterait la république.

Dès son arrivée au pouvoir, Ilioumjinov – qui a décliné toutes les demandes d’interview – transforme la Kalmoukie en zone offshore, avec la bénédiction de Moscou. De nombreux oligarques de l’ère Eltsine vont utiliser Elista comme boîte postale pour leurs entreprises. Ils n’investissent pas le moindre kopeck, mais arrosent généreusement le clan Ilioumjinov pour pouvoir s’implanter. Cette manne constituerait l’essentiel de la richesse du président, qui l’utilise pour mettre en branle des projets pharaoniques.

« A l’époque soviétique, il y avait une quinzaine d’usines ; aujourd’hui : zéro ! », confirme Grigori Goriaev, un ancien conseiller du président pour les questions culturelles, aujourd’hui farouchement opposé à « Kirsan ». « Le budget kalmouk est maintenant constitué à plus de 90 % de subventions fédérales, contre 70 % en 1993. » « Il a ruiné la Kalmoukie avec des projets insensés », renchérit Valeri Badmaev, rédacteur en chef de Kalmoukie soviétique, un journal qui, malgré son nom, est proche d’un parti de l’opposition russe conservatrice, le SPS. « Il voulait construire un cosmodrome, des studios de cinéma, un port sur la mer Caspienne… Jusqu’à maintenant, seule Chess City a vu le jour. »

La « Ville des échecs » constitue le fleuron des grands projets de cet étrange personnage. Derrière les dernières barres d’immeubles soviétiques décrépis d’Elista, une guérite marque le début de ce quartier flambant neuf, parsemé de petites statues représentant les différentes pièces d’un échiquier. L’ensemble est formé de dizaines de maisons d’apparence luxueuse, dominées par le Palais des échecs. Un immeuble de verre et de béton abrite des salles de jeu, où une centaine de gamins pratiquent le sport favori du président : de 6 à 16 ans, les échecs figurent dans le programme scolaire.

Les rues de Chess City sont aussi désertes que la steppe, à quelques centaines de mètres de là. « Il y a quelques habitants, mais pas beaucoup encore, reconnaît l’un des gardiens du Palais des échecs. Certains propriétaires sont des businessmen qui sont plus souvent à Moscou qu’ici. » L’une des résidences, gracieuseté du président kalmouk, appartenait au défunt champion du monde des échecs Bobby Fisher. « Il n’a jamais habité ici, rigole le gardien. De toute façon, ces maisons sont de mauvaise qualité, le sol est friable, on voit déjà des lézardes. » La construction de Chess City, commandée par Kirsan Ilioumjinov à l’occasion de l’Olympiade mondiale des échecs de 1998, a été réalisée à toute vitesse.

« L’Olympiade a marqué le summum de la mégalomanie d’Ilioumjinov, explique Grigori Goriaev. 1998 avait été sacrée « Année de l’élevage », la seule ressource encore disponible en Kalmoukie. Mais, faute de fonds suffisants pour l’Olympiade, le gouvernement kalmouk, qui est le principal exportateur de viande de la république, a promis une prime aux éleveurs sur le kilo de viande. Résultat : le cheptel kalmouk est passé de 3 millions de têtes à 300 000 ! »

Dans son bureau imposant, Anatoli Kozatchko, ministre et conseiller du président pour les questions d’élevage, trépigne de colère. « C’est faux, ceux qui disent de tels mensonges sont des ennemis du peuple ! », s’emporte le ministre dans une belle envolée soviétique. « Pour 300 000 habitants, nous avons plus de 2 millions de moutons, c’est 7,5 moutons par habitant ! », calcule le ministre en montrant d’innombrables photographies prises lors de la visite de Vladimir Poutine dans la république, en 2006. Cet ancien directeur de kolkhoze dirige le parti pro-Kremlin Russie unie en Kalmoukie.

A l’extérieur de la Maison blanche, difficile de trouver des partisans du président. Le salaire moyen est inférieur à 100 dollars par mois, les emplois sont rares. Dans les rues d’Elista, on croise peu d’hommes entre 20 et 40 ans : l’exode est important. « Selon les chiffres officiels, plus de 50 000 personnes ont quitté la Kalmoukie dans les sept dernières années, déplore le journaliste Valeri Badmaev. C’est plus de 15 % de la population ! »

Mais ce président qui roule en Rolls-Royce – une autre de ses passions – ne goûte guère aux critiques dans sa république des steppes. Les journaux d’opposition ont été fermés ou subsistent malgré de nombreux obstacles administratifs. Quelques jours avant la fameuse Olympiade de 1998, Ioulia Ioudina, une jeune journaliste de Kalmoukie soviétique, était assassinée alors qu’elle menait une enquête sur de supposés détournements de fonds au sein de l’entourage d’Ilioumjinov. Les exécutants, des proches du président, ont été arrêtés, mais les commanditaires sont restés impunis. Grâce à l’acharnement de Valeri Badmaev, Kalmoukie soviétique subsiste, mais sa parution est irrégulière et la rédaction confinée à la chambre d’un hôtel miteux.

Kirsan Ilioumjinov a toujours eu le soutien de Vladimir Poutine. Depuis 2004, les dirigeants des républiques ne sont plus élus, mais nommés par le Kremlin. Le voilà donc libéré du suffrage populaire. Du dalaï-lama au colonel libyen Kadhafi, son carnet d’adresses international est étonnant. Très proche de Saddam Hussein, il était envoyé à Bagdad par Vladimir Poutine deux jours avant les premiers bombardements américains de 2003 pour tenter de convaincre le président irakien de lâcher du lest.

Après avoir passé la première décennie de sa présidence à parcourir le monde – au cours de l’année 1999, il n’a passé que dix-huit jours dans sa république -, Kirsan Ilioumjinov semble vouloir aujourd’hui redorer son image, en mettant l’emphase sur les aspects religieux et culturels du peuple kalmouk.

Le président, que l’on dit athée et qui ne parle pas kalmouk, a fait de 2008 l’Année de la langue kalmouke – à peine 5 % de la population la maîtrise correctement. Incapable de résister à un projet grandiose, Kirsan Ilioumjinov a également fait sortir de terre le plus grand temple bouddhiste d’Europe – 64 mètres de haut – pour 20 millions d’euros. Erigé au bout de la rue Lénine, le temple connaît une réelle activité, et les fidèles sont nombreux à venir prier ou consulter les moines qui défilent, toge orange et crâne rasé.

L’avenir de Kirsan Ilioumjinov semble sans nuages. Le maire d’Elista a bien tenté de devenir vizir à la place du vizir, mais Kirsan est soutenu par Moscou, et l’arrivée au Kremlin de Dmitri Medvedev ne devrait pas modifier considérablement les directions régionales. Le sort de la Kalmoukie est plus incertain : exsangue, frappée par un exode important, dépourvue de ressources, la petite république semble avoir bien peu d’atouts.

« Quinze ans de règne de Kirsan ont mis la Kalmoukie en faillite, explique Gregori Goriaev. Je ne sais pas comment ce peuple pourra survivre s’il reste quinze ans de plus.

Source

COMMENT LES PROMOTEURS INSTRUMENTALISENT LES ARTISTES


Je viens de recevoir ce mail :

« Chers amis,
pour la 6ème année, les habitants de la rue Dénoyez au coeur de Belleville vous invitent à leur fête. Si le repas de quartier est plus un rassemblement de proximité, le reste de la planète est le bienvenu à l’heure du digestif . Cette année, on dansera avec l’orchestre du Ménilmutant. Et n’oubliez pas le Loto ou une oeuvre d’art est à gagner. Cette fête se déroule pendant les Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes. C’est l’occasion de voir la ville autrement et de passer un bon w.e à Paris Belle…ville!
Art mitiés


La Maison de la Plage
http://maisondelaplage.canalblog.com
18bis rue Dénoyez
75020 Paris

artistes-belleville2

belleville-artistes

Ce qui m’a fait immanquablement penser à

ART SECURITY SERVICE

le film de Bernard Mulliez


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ART SECURITY SERVICE Un film de Bernard Mulliez – 2006 – 108 mn
« Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de « changer l’image de la galerie », le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de « revitalisation » apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries d’Art parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappés du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’ (auto) aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dans les bar du bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs immobilier.

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In the spring of 2005, the property developer Robelco gave wide media coverage to a project for ‘revitalising’ the Ravenstein Galleries in Brussels. With the intention of ‘improving the image’ of the department store Galleries, they invited several art galleries to temporarily occupy the many empty commercial spaces. On the first floor the art galleries were adorned with the virtues of the ‘culturally elite’, whereas the ground floor; with its doomed, undesirable local cafés and bars, were adorned with their ‘socially disadvantaged’ customers. The director Bernard Mulliez interviewed the different people involved in this project.

extrait

Je signale donc une projection du film ! À NE PAS RATER !!!


« 19 Mai 2008 Paris 6 (75)
Débat-projection Villes et résistances sociales

Projection du documentaire de Bernard Mulliez “Art security service” (1h30)
suivie d’un débat avec Jean-Pierre Garnier (sociologue), Bernard Mulliez et Benoit Eugène (rédacteur en chef de la revue Agone)
Soirée organisée avec les Amis du Monde Diplomatique d’Ulm

20h00. ENS Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm 75005 (salle Dussane)
Informations : 01 49 54 25 25″
burlaud@clipper.ens.fr


Rencontre-débat & DVD ?


Mardi 20 mai à 19h30

Rencontre-débat avec la revue Revue Agone n° 38/39 intitulé
Villes & résistances sociales.

Extraits :

« La volonté de non-savoir », Jean-Pierre Garnier
Dans le milieu de la recherche urbaine comme ailleurs, les vastes systèmes d’interprétation échafaudés dans l’intention de « comprendre le monde pour le transformer » ont cédé la place à des « paradigmes locaux » où le descriptif succédait au prescriptif. En fait, sous couvert de « démarche plus compréhensive qu’explicative », l’esprit critique sera peu à peu évincé au profit d’une apologie plus ou moins subtile de l’ordre des choses.

« Art Security Service », Bernard Mulliez (film)
Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles en y accueillant des galeries d’art. Véritable épure des méthodes de gentrification, le film retourne également les armes de l’art contemporain contre son utilisation pour délégitimer les classes populaires.

Revue Agone n° 38/39 : Villes & résistances sociales
format 15*21 cm – 322 pages + 1 DVD (2 heures 30)
Agone éditeur
2008
30.00 €

agone

Projection débat d’Art Security Service de Bernard Mulliez

Mercredi 17 décembre 2008

CICP, 21ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets

En présence du réalisateur, de la Revue Agone et de Jean-Pierre Garnier (CNRS)

Voir le film :

http://www.dailymotion.com/video/x77w8t_art-security-service_creation