Culture vaudou…

 

En cherchant des infos sur un festival vaudou au Bénin….Je suis tombé sur un article assez interessant (publié dans le Courrier International) qui cause notamment de la ville de Ouidah (situé à 42km de Cotonou), ancien point d’embarquement des esclaves vers l’Amérique et centre le plus important de la religion vaudou dans ce pays. Le festival annuel du Vaudou à Ouidah, le 10 Janvier, est une fête nationale.

En creusant un peu, j’ai découvert l’histoire de la forêt vaudou sacrée de Kpasse à Ouidah….

« La forêt sacrée tire son origine du roi Kpassè alors fondateur du royaume houédah, aujourd’hui Ouidah. Il y venait régulièrement mener ses activités champêtres et repartait le soir à Savi, village situé à 14 km de Ouidah. En effet, il s’est fait beaucoup d’ennemis en signant avec les négriers des traités qui leur autorisaient le commerce esclavagiste.

Un jour, alors qu’il revenait du champ, il perdit connaissance dans cette forêt. Peu après, il rendit l’âme en se transformant, tenez- vous bien, en un iroko. Le paon, son animal messager prit la direction de Savi et alla se poser sur la case du roi. Après des cris, et reprit de nouveau la direction de la forêt. La population, surprise par tout ce symbolisme, suivit l’oiseau jusqu’à la forêt.

A leur arrivée, une voix se fit entendre à partir d’un petit canari situé à l’entrée de la forêt. C’est celle du roi Kpassè qui leur expliquait sa transformation en IROKO qui, jusqu’aujourd’hui demeure l’Arbre sacré. De nos jours le lieu rehausse l’histoire de la ville de Ouidah et est dénommé LA FORET SACREE DE KPASSE.

Jean Adjovi, ex- capitaine de l’armée française y voulut vivre. Très vite, il érigea une clôture et construit sa demeure. Les fantasmes, les cauchemars qu’il faisait et les mauvais esprits qui se manifestaient autour de lui la nuit l’ont fait partir de la forêt.

L’allure nécropole que la population a affectée à cette forêt renforça de plus son aspect sacré. En effet, les 57 familles qui sont alliées à la grande famille ADJOVI-Kpèhounton ne sont que les adeptes du culte relatif à l’IROKO et se distinguent facilement par des scarifications, des tatouages au visage. A leur mort, ils sont inhumés dans la forêt, la tête tournée vers la l’océan. Cinq ans après, les chefs de culte, en collaboration avec les membres de la famille, déterrent la tête du mort et la parent des plus beaux bijoux de la famille reterre de nouveau. Ce rituel est dénommé « mi do alisa » ; la tête, en langue Fon, est dénommée « ahisu ». » (Source)   

D’autres photos de la forêt sacrée

Plus d’infos sur l’histoire de Ouidah

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3 réflexions sur “Culture vaudou…

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