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Cajou Bissau février 22, 2009

Classé dans : Gemmologie, L'enquête de cette édition — Nico @ 5:57

Guinée-Bissau : la nouvelle saveur de la noix de cajou

(Syfia Guinée Bissau) Les planteurs d’anacarde aperçoivent la fin du tunnel en Guinée-Bissau. Les prix au producteur ont plus que triplé en 2008 et la perspective que les noix soient bientôt décortiquées sur place, et non plus exportées brutes vers l’Inde, est porteuse d’espoir au pays de la noix de cajou.

Les campagnes se suivent et ne se ressemblent pas. Après deux années désastreuses, la filière anacarde retrouve le sourire en Guinée Bissau. “J’ai vendu les 50 t de cajou que j’ai récolté à 350 Fcfa le kilo contre 100 Fcfa les années précédentes”, se réjouit Afonso Sanca, un fonctionnaire retraité reconverti dans l’agriculture. Pour Suleymane Djassi, économiste guinéen, si le prix au producteur a plus que triplé cette campagne, c’est grâce aux actions de l’Association nationale des agriculteurs de Guinée (Anag). Ce prix était resté très bas malgré une hausse des cours mondiaux il y a deux ans, ce qui avait déclenché la colère des planteurs. Des dizaines de tonnes de noix avaient été déversées l’année dernière dans les rues de Bissau, la capitale.

Aujourd’hui, c’est la joie dans ce pays dont l’immense majorité de la population vit directement ou indirectement de la culture et de la vente de l’anacarde. Cette année, confie Demba Baldé, un autre planteur, “j’ai pu acheter une moto, payer les frais de scolarité de mes enfants et je suis en train de construire une maison pour la famille”. Il reconnaît que sans cette embellie sur les prix, il n’aurait jamais pu réaliser ces projets qui lui tenaient à cœur depuis longtemps.

Transformer sur place

Sixième producteur mondial, la Guinée Bissau est réputée pour la qualité de ses noix de cajou, mais elle n’en tire relativement que peu de profit. Jusqu’à présent, en effet, elle les exporte brutes, presqu’exclusivement vers l’Inde, qui les transforme, les grille avant de les réexporter en Europe et aux États-Unis, où on les consomme surtout en amuse-gueule à l’apéritif. D’autre part, selon le ministère du Commerce, 50 000 t de noix partent chaque année en fraude vers le Sénégal et la Guinée-Conakry, ce qui n’arrange guère les finances de ce petit pays de 1,5 million d’habitants, parmi les plus pauvres du monde. Le renforcement des contrôles aux frontières a permis en 2008 de limiter la contrebande. Pour la première fois depuis 10 ans, les exportations de noix ont dépassé les 100 000 t, révèle l’Anag. La production, en constante augmentation au fur et à mesure que les anacardiers plantés ces dix dernières années arrivent à maturité, a atteint le chiffre record de 120 000 t, selon cette même source.

Plusieurs nouveautés ont également marqué la dernière campagne. Les autorités ont renoncé à fixer le prix au producteur comme elles le faisaient, sans succès, depuis dix ans et ont laissé jouer la loi du marché. D’autre part, le ministère du Commerce a fini par interdire le système injuste de troc, instauré depuis l’indépendance, en vertu duquel deux kilos de noix de cajou s’échangeaient contre un kilo de riz. “Les autorités ont bien fait, remarque Karamo Camara, un commerçant bissau-guinéen. Cette mesure va permettre aux paysans de vendre leur production au plus offrant, au lieu de la bazarder au premier venu.” Une allusion au monopole de fait exercé par les acheteurs indiens, dont les planteurs exigent à présent ouvertement la fin. “Nous avons des coopératives et des magasins de stockage dans tout le pays. Cela nous permettra de négocier directement les prix avec les clients sans passer par des intermédiaires”, lance le président de l’Anag, Mama Samba Embalo.

Le gouvernement, de son côté, cherche à attirer les investisseurs, étrangers ou locaux, pour développer la transformation sur place des noix de cajou. Première à répondre à l’appel, la Libye a démarré en mai dernier la construction de trois unités de transformation d’une capacité de 2500 t par an. Selon le président de l’Anag, Pékin promet d’investir 60 millions de dollars US dans la filière et de construire un port dans le sud du pays.
Pour le directeur général du Commerce, Diamantino Co, cette nouvelle politique créera des emplois pour les jeunes Guinéens, mais aussi pour les saisonniers qui arrivent par milliers des pays voisins pour la récolte des noix.

Source

 

COMMENT LES PROMOTEURS INSTRUMENTALISENT LES ARTISTES mai 9, 2008


Je viens de recevoir ce mail :

« Chers amis,
pour la 6ème année, les habitants de la rue Dénoyez au coeur de Belleville vous invitent à leur fête. Si le repas de quartier est plus un rassemblement de proximité, le reste de la planète est le bienvenu à l’heure du digestif . Cette année, on dansera avec l’orchestre du Ménilmutant. Et n’oubliez pas le Loto ou une oeuvre d’art est à gagner. Cette fête se déroule pendant les Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes. C’est l’occasion de voir la ville autrement et de passer un bon w.e à Paris Belle…ville!
Art mitiés


La Maison de la Plage
http://maisondelaplage.canalblog.com
18bis rue Dénoyez
75020 Paris

artistes-belleville2

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Ce qui m’a fait immanquablement penser à

ART SECURITY SERVICE

le film de Bernard Mulliez


art-security-service

ART SECURITY SERVICE Un film de Bernard Mulliez – 2006 – 108 mn
“Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de « changer l’image de la galerie », le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de « revitalisation » apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries d’Art parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappés du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’ (auto) aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dans les bar du bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs immobilier.

carte-art-security

In the spring of 2005, the property developer Robelco gave wide media coverage to a project for ‘revitalising’ the Ravenstein Galleries in Brussels. With the intention of ‘improving the image’ of the department store Galleries, they invited several art galleries to temporarily occupy the many empty commercial spaces. On the first floor the art galleries were adorned with the virtues of the ‘culturally elite’, whereas the ground floor; with its doomed, undesirable local cafés and bars, were adorned with their ‘socially disadvantaged’ customers. The director Bernard Mulliez interviewed the different people involved in this project.

extrait

Je signale donc une projection du film ! À NE PAS RATER !!!


“19 Mai 2008 Paris 6 (75)
Débat-projection Villes et résistances sociales

Projection du documentaire de Bernard Mulliez “Art security service” (1h30)
suivie d’un débat avec Jean-Pierre Garnier (sociologue), Bernard Mulliez et Benoit Eugène (rédacteur en chef de la revue Agone)
Soirée organisée avec les Amis du Monde Diplomatique d’Ulm

20h00. ENS Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm 75005 (salle Dussane)
Informations : 01 49 54 25 25″
burlaud@clipper.ens.fr


Rencontre-débat & DVD ?


Mardi 20 mai à 19h30

Rencontre-débat avec la revue Revue Agone n° 38/39 intitulé
Villes & résistances sociales.

Extraits :

“La volonté de non-savoir”, Jean-Pierre Garnier
Dans le milieu de la recherche urbaine comme ailleurs, les vastes systèmes d’interprétation échafaudés dans l’intention de « comprendre le monde pour le transformer » ont cédé la place à des « paradigmes locaux » où le descriptif succédait au prescriptif. En fait, sous couvert de « démarche plus compréhensive qu’explicative », l’esprit critique sera peu à peu évincé au profit d’une apologie plus ou moins subtile de l’ordre des choses.

“Art Security Service”, Bernard Mulliez (film)
Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles en y accueillant des galeries d’art. Véritable épure des méthodes de gentrification, le film retourne également les armes de l’art contemporain contre son utilisation pour délégitimer les classes populaires.

Revue Agone n° 38/39 : Villes & résistances sociales
format 15*21 cm – 322 pages + 1 DVD (2 heures 30)
Agone éditeur
2008
30.00 €

agone

Projection débat d’Art Security Service de Bernard Mulliez

Mercredi 17 décembre 2008

CICP, 21ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets

En présence du réalisateur, de la Revue Agone et de Jean-Pierre Garnier (CNRS)

Voir le film :

http://www.dailymotion.com/video/x77w8t_art-security-service_creation

 

Coffee or not coffee avril 4, 2008

Classé dans : Furet, Gemmologie — Nico @ 2:11


Asimo sert le café…

Steve Wosniak : l’intelligence, c’est de savoir faire le café

Contrairement à Bill Joy, Steve Wosniak, le célébrissime créateur des premiers Apple, n’a pas peur que “le futur n’ait pas besoin de nous“. Lors de la conférence Up Experience qui s’est tenue à Houston, il a émis des doutes sur la capacité des robots à atteindre l’intelligence humaine avant très, très longtemps. En désaccord avec Ray Kurzweil, lui aussi présent à la conférence, et qui, conformément à son habitude, a proclamé que leurs capacités mentales dépasseraient bient! ôt les nôtres, Wosniak a affirmé dans une interview au Houston Chronicle que “nous n’en sommes pas près. Je ne crois même pas que nous ayons accompli la première étape. Je pense que nous comprenons à peine comment fonctionne l’esprit.”

Pour lui, un exemple de comportement intelligent consisterait à pouvoir faire une tasse de café dans n’importe quel environnement : “Vous pouvez aller chez moi et faire une tasse de café. Ou je peux aller chez vous et faire une tasse de café.” Un robot, au contraire, même s’il est capable de jouer les serveurs, ne peut effectuer ce genre de tâche que dans un lieu qu’il connait très bien, avec une procédure parfaitement intégrée.

Le Houston Chronicle rapporte aussi que Wozniak en a profité pour offrir sa solution aux crises écologique et démographique. Il suffirait de placer un capteur GPS sur chacun d’entre nous, afin de pouvoir tracer tous nos déplacements ! “Personne ne voudrait vivre dans un monde pareil”, a-t-il expliqué. “Et surtout, personne ne voudrait avoir d’enfants dans un pareil monde. Donc, la population diminuerait et chacun disposerait de suffisamment de ressources.”

Celui qui a dit “méfiez-vous d’un ordinateur que vous ne pourriez pas jeter par la fenêtre” n’a pas perdu son humour ni sa fibre anarchiste.

Source


“Euh l’intelligence c’est de ne pas porter de t-shirt hard-rock café?”

le site de Steve Wosniak

la page wikipedia sur Steve Wosniak

les vidéos d’Asimo le petit robot